Le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC remet en cause la crédibilité du retrait des militaires rwandais du territoire de la RDC

Le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC remet en cause la crédibilité du retrait des militaires rwandais du territoire de la RDC

‎Le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC (CCPS-RDC), une plateforme regroupant plus de 235 organisations de la société civile congolaise engagées pour la paix, la souveraineté nationale et la protection des populations civiles n’est pas resté indifférent face aux images qui circulent sur la toile et des informations faisant état d’un prétendu retrait des militaires de l’armée rwandaise (RDF) du territoire congolais.

‎A travers un communiqué rendu public ce 30 mars 2026, le Modérateur principal de cette plateforme des organisations de la société civile Me Patient Bashombe Matabishi, qui est même temps Coordonnateur national de la Dynamique Communautaire pour la cohésion sociale et le développement (DYCOD-RDC), a alerté l’opinion tant nationale qu’un internationale sur un semblant et mascarade du retrait de l’armée rwandaise (RDF) sur certaines zones du territoire de la RDC. Ces mouvements sont présentés comme un retrait progressif.
‎Il fait cependant remarquer à ce jour, qu’aucun mécanisme crédible, transparent et indépendant de monitoring, de certification et de vérification n’a été officiellement mis en place ni communiqué. Une situation qui soulève de graves préoccupations quant à la réalité, la sincérité et la traçabilité de ce prétendu retrait.
‎Me Patient Bashombe renseigne également que les mouvements des militaires rwandais observés sont principalement nocturnes. Ce qui renforce le doute sur leur transparence.
‎A lui en croire, plusieurs sources locales renseignent que le retrait annoncé de ces militaires devrait s’effectuer de manière visible et en plein jour. Curieusement, cela n’a pas été le cas et sur le terrain, aucune donnée officielle ne précise le nombre exact des soldats déjà retirés, les unités concernées, ni leur destination réelle.
‎A ce stade, le Modérateur principal du CCPS-RDC note qu’il est impossible de confirmer si ces forces quittent effectivement le territoire congolais ou procèdent à un redéploiement stratégique dissimulé. Il souligne qu’il est impératif de rappeler que le retrait des RDF devrait impérativement être synchronisé avec le cantonnement des rebelles de l’AFC/M23.
‎Or, en l’absence de cette simultanéité, une confusion opérationnelle s’installe sur le terrain.
Le risque de recyclage ou le redéploiement des forces armées sous couvert des groupes rebelles devient élevé et le processus de désescalade perd en crédibilité et en lisibilité. Les populations civiles restent exposées à une insécurité persistante sous différentes formes.
A lui de poursuivre : ‘’Un retrait non coordonné équivaut à un désordre stratégique et peut maquer des manœuvres de repositionnement.
L’absence de mécanisme de contrôle ouvre la voie à un semblant de retrait, susceptible de tromper l’opinion nationale et internationale, d’affaiblir les efforts diplomatiques en cours, de compromettre la sécurité des populations locales et de consolider une présence militaire sous une autre forme ‘’.
‎Fort de ce qui précède, le Comité de Crise de la société civile pour la paix et la sécurité appelle à : -La mise en place immédiate d’un mécanisme indépendant de monitoring, incluant des observateurs internationaux, des représentants congolais et des outils technologiques de (satellites, drones etc) ;
-La synchronisation stricte entre le retrait des RDF et le cantonnement effectif et véritable des éléments de l’AFC/M23 ; -La publication quotidienne d’un rapport détaillé précisant le nombre exact des militants retirés, les points de départ et de sorte, les destinations confirmées ainsi que la traçabilité complète du processus, avec certification officielle et véritable ;
‎-L’instauration d’un mécanisme de suivi régulier, à travers un point hebdomadaire conjoint entre la MONUSCO, la médiation américaine et le Gouvernement, afin d’informer de manière transparente l’opinion nationale et internationale sur l’évolution réelle du processus de retrait ;
‎Le Modérateur principal du Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC a rappelé que la MONUSCO dispose du mandat et de la capacité de monitoring en vertu de la Résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, et doit pleinement exercer ce rôle dans un cadre transparent, rigoureux et crédible.
‎Sans coordination, sans transparence et sans vérification indépendante, il ne peut y avoir ni confiance ni stabilité durable. La société civile d’être clairement fixée sur l’évolution réelle de ce processus. Car, le peuple congolais a droit à la vérité.
‎Nico Kassanda

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